Peur et colère : tourbillon émotionnel de réactions instinctives

Psychothérapie en Analyse Psycho-Organique à Vannes, Morbihan

Peur et colère : tourbillon émotionnel de réactions instinctives

Bienvenue dans l’exploration de la 3ème étape de votre processus “De l’impuissance à la résilience”. Lorsque le danger finit par arriver dans notre réalité c’est la “Prise de conscience du danger”. Il n’est alors plus possible de le tenir à distance physique ou psychique (cf article précédent : Etat de choc, déni et marchandage). A cette étape nous sommes tous égaux : c’est la peur qui arrive en réponse. 

Cependant il y a différents degrés de peur : du stress à la panique c’est tout une palette d’émotions qui s’ouvre en chacun. Le choix de la “nuance” dépendra à la fois du danger en tant que tel bien-sûr (un incendie devant sa porte est une menace absolument réelle et vitale). Mais surtout de nous-même, de nos réactions réflexes, fruits de notre histoire et personnalité. Et aussi de l’influence du groupe. Si nous ne réagissons pas tous de la même façon, il y a quelques grands principes qui peuvent nous rassembler.  

Actualité brûlante - (c) Elijah O'Donnell - Unsplash
Actualité brûlante – (c) Elijah O’Donnell – Unsplash

Ce qui se passe en vous à cette étape

Face à un danger, tout le corps bascule en mode “instinct de survie”. Concrètement, c’est le cerveau reptilien qui prend les commandes. Le cerveau reptilien, c’est ce cerveau que nous avons en commun avec tous les animaux, depuis les reptiles. C’est ce cerveau qui est le plus actif au moment de notre naissance. Les autres parties du cerveau continuant en effet de se développer jusqu’à nos 25 ans. (oui oui ! 25 ans ! Je vous invite pour comprendre cela à lire le livre très didactique “Pour une enfance heureuse” de Catherine Gueguen). Le cerveau reptilien est celui qui pilote toutes nos fonctions autonomes, automatiques, qui font que nous sommes en vie ; notre respiration, notre coeur, nos rythmes de sommeil, notre appétit, notre système nerveux… qui lui-même permet de contrôler nos muscles, et donc nos mouvements.

En cas de danger perçu, même inconsciemment, ça s’agite partout dans notre corps. Le rythme cardiaque s’accélère, nos muscles se tendent (pour se préparer à fuire ou à attaquer) et tant que le danger est perçu, le système reste en mode “alarme”. Tous nos systèmes autonomes peuvent en être déréglés : transit (le ventre qui se tord sous le coup du stress), sommeil, respirations…. Mais je ne veux pas ressentir ça, c’est insupportable.

Alors s’enclenche tout un panel de réactions instinctives, qui toutes essaient de rejeter ces angoisses intérieures insupportables sur l’extérieur : les autres / la situation / des objets… 

Peur universelle et transgénérationnelle

Ces réactions instinctives sont parfois le fruit de notre Histoire, avec un grand H. Encodés dans notre ADN, peuvent se réveiller les traumatismes de guerre, de famines, d’exils de nos aïeux. Parfaitement à notre insu ! (en savoir plus avec cette vidéo très pédagogique de Cyrinne Ben Mamou)

Comportements & phrases clés 

A cette phase, ce n’est plus tant la réalité que je rejette, mais la réalité de ce que je ressens à l’intérieur de moi. Tant que ce qui fait danger n’est pas identifié, que la peur n’est pas nommée, et surtout apaisée, le système continue de s’emballer et l’angoisse monte. Les troubles du comportement, phobies et somatisations s’amplifient. Je ne sais tellement pas quoi faire que je suis très influençable aux réactions des autres. D’où les mécanismes de mimétismes dans les achats compulsifs auxquels nous avons assisté ! Ou le succès “viral” des théories du complot évoquées dans le précédent article.

Notre instinct animal nous fait réagir de 3 façons face au danger : 

  • La fuite (poussant les chevaux à sauter en troupeaux dans le vide d’une falaise quand la forêt brûle).
  • Le figement (le lapin devant les phares d’une voiture ou la souris qui “fait la morte” quand un oiseau de proie tourne dans le ciel).
  • L’agressivité défensive (le chat qui feule !) 
Agressivité défensive (c) Melody P - Unsplash
Agressivité défensive (c) Melody P – Unsplash

Les réactions de survie instinctives face à la peur

> La fuite : exil vers un autre pays, exode dans ses maisons secondaires. Ou fuite “sur place”  pour fuir non pas le danger mais l’angoisse. C’est alors l’hyperactivité (professionnelle / sportive), ou les actes compulsifs (boulimie, achats compulsifs de produits de “1ère nécessité”). Le but inconscient est de combler tout espace en soi pour ne pas laisser la place à l’angoisse ou au danger qui vient envahir notre vie “tranquille”. 

> Le figement : fermeture des frontières, confinement => Le danger doit rester le plus possible à l’extérieur. Recherche d’une protection extérieure, comme l’enfant qui attend la protection de ses parents. “Comment les autres peuvent me protéger ?”. Je m’en remets à “l’Etat protecteur”. J’attends “qu’on” me fournisse des masques, blouses, écrans, gels… J’attends de parents symboliques de m’expliquer ce que je dois faire : mettre ou pas mettre des maques ? Lorsque les parents symboliques (la mère patrie, l’état protecteur…) sont eux-aussi impuissants face à l’inconnu, cela augmente encore plus mon angoisse. Beaucoup de parents en font l’expérience avec leurs enfants : c’est la contagion émotionnelle. L’insécurité augmente. L’impuissance et la sidération aussi.

> L’agressivité défensive : Le danger est à l’extérieur, donc tout extérieur devient menaçant, irritant :  “Contre qui/quoi je peux décharger ma colère pour soulager mes tensions ? Qui est coupable ? Pourquoi tout le monde ne réagit pas comme moi ?” Je suis révolté.e contre tous ceux qui ne parviennent pas éliminer le danger. Contre ceux qui l’ont développé. Ou contre ceux qui n’arrivent pas à me protéger.

La rencontre avec l’insupportable impuissance de l’autre

Dans tous les cas, au fond de soi, c’est le sentiment d’impuissance qui se déploie. Il nous fait régresser au stade infantile, au stade animal dont l’enjeu est de vivre “coûte que coûte”.

Régressés psychiquement, nous recontactons le besoin d’avoir des parents sécurisants, d’être pris en charge dans notre angoisse. Or, les parents se montrent parfois imparfaits, eux-aussi régressés et/ou limités dans leur capacité à nous comprendre / à répondre à notre besoin.

C’est très angoissant, et très révoltant, pour les enfants de vivre cela. Et c’est un des deuils les plus difficiles que nous traversons tous dans l’enfance. (Bien-sûr il y a des défaillances plus ou moins graves, et plus ou moins précoces…) Pourtant c’est cette rencontre avec l’imperfection et les limites de nos parents qui va nous faire grandir. Qui va nous projeter dans l’envie d’être autonome, d’aller “voir ailleurs”. Mais qui va aussi humaniser nos parents, les rendre moins “idéaux”. En ce tant de pandémie, ce sont les autorités sanitaires, gouvernementales, institutionnelles, qui incarnent ces figures parentales. Prendre conscience de nos révoltes et attentes vis à vis de ces structures c’est aussi prendre conscience d’à quel point nous les idéalisions et/ou nous étions mis en situation de totale dépendance. Comme si nous pensions qu’ils ont tout pouvoir sur nous. Comme l’enfant vis à vis de ses parents. En somme, cela pourrait donc être pour nous une occasion de grandir en tant que citoyen.

Les bénéfices et enjeux de cette étape

La recherche est toujours de vouloir sortir de la situation pour protéger sa vie. Chaque réaction répond à un besoin de mise en sécurité absolument vital. 

La fuite et l’agressivité ont cet avantage d’activer l’énergie de vie pour sortir de la sidération. L’agressivité permet de fixer des limites, de mettre des barrières à l’envahissement du négatif. 

Le figement a la vertue de laisser passer le danger en mouvement et insaisissable. Il évite une mise en mouvement dispersée, une panique désorientée. 

En bref, chaque réaction a sa raison d’être. 

Les risques d’y stagner trop longtemps

La première difficulté de cette phase d’angoisse est pour l’organisme : l’hypervigilance est épuisante pour le système nerveux. Les tensions musculaires si elles deviennent chroniques peuvent créer tout un déséquilibre structurel. Le sommeil altéré dans la durée ne permet plus le repos, le transit perturbé n’assure plus sa fonction de digestion des émotions… 

Tant que l’organisme n’est pas rassuré, mis en sécurité, c’est tout un cercle vicieux de somatisations qui peut se mettre en place. 

La peur non identifiée peut également forger une vision du monde menaçant où l’autre est un bourreau potentiel. S’enfermer dans des réactions de défenses nourrit les mécanismes de guerre, de lutte. Énergétiquement, cette énergie de colère / agressivité / lutte, est dangereuse car elle va renforcer l’énergie de ce “contre” quoi on la déploie. Notre Histoire nous a apporté suffisamment de guerres pour en faire la démonstration : se faire taper dessus appelle une riposte, et ainsi de suite…

Triangle dramatique

Le risque serait aussi de se figer dans une posture de victime potentielle dans l’attente d’un sauveur. Le problème étant venu de l’extérieur, j’attends que la solution vienne de l’extérieur. C’est la dépendance à un système que je dénonce pourtant tout autant, car cause de mon mal-être. L’attente de l’Etat protecteur. Ou d’un remède miracle. De masques sauveurs. D’un vaccin ou de tests qui pourront me mettre hors de danger comme une baguette magique pourra transformer en statue de glace le maléfique intrus et qui me permettra de reprendre ma vie “comme avant”. 

Triangle dramatique de Karpman

En bref, le piège principal de cette phase de peur + de colère c’est de s’enfermer dans un monde triangulaire sous le nom de Triangle de Karpman “Victime – Bourreau – Sauveur”. (Modèle développé en analyse transactionnelle pour expliquer les “jeux psychologiques” à l’oeuvre dans nos relations). Dans ce triangle dramatique, les seuls mouvements sont ceux de changer de place dans le triangle ; La victime qui se sent mal sauvée par son sauveur va en devenir le bourreau. Le sauveur devient bourreau du bourreau qui devient victime, etc etc etc…. Cela détruit les relations, bloque les interactions constructives. (source image et conseils pour sortir de ce triangle)

Les questions à se poser 

La priorité est d’abord de limiter l’emballement du cerveau reptilien pour récupérer des capacités d’empathie et de réflexion. Tant que la peur inonde (même inconsciemment) le cerveau, il n’est pas possible de raisonner. Votre mission est donc de prendre soin de votre enfant intérieur, comme si vous étiez votre propre parent. Nul n’est mieux placé que vous pour cela.

Prendre soin de son enfant intérieur - (c) Nikolay Hristov - Unsplash
Prendre soin de son enfant intérieur – (c) Nikolay Hristov – Unsplash

Le premier enjeu est donc de mettre votre corps en sécurité

  • “Qu’est-ce qui peut m’apaiser ?”
  • “Qu’est-ce qui est bon pour moi ?”
  • “Où est-ce que je peux me sentir en sécurité ?” 

L’appropriation de vos émotions de peur et colère :

La situation du covid-19 active des peurs très différentes chez les uns et les autres : si nous vivons tous la même situation, nous la vivons tous très différemment.

  • “de quoi / qui j’ai peur exactement ?” Certains ont peur de mourir. Ou de ne pas réussir à sauver les autres de la mort. D’autres craignent de perdre leur argent. Certains de ne pas avoir assez à manger. Ou bien d’être confinés, oppressés chez eux. D’autres de ne pas pouvoir vivre isolé, d’être abandonné. Ou pour d’autres de ne pas pouvoir supporter leurs proches. Pour d’autres encore c’est la crainte qu’une guerre éclate. Ou au contraire qu’une autorité ait pouvoir sur leurs libertés. Voire que le monde connu s’écroule, que ce soit la fin de l’humanité… Il y a des centaines de peurs possibles. Listez les vôtres. 
  • j’identifie les situations qui déclenchent mes angoisses, mon stress : “Quelle parole, quelle information, quelle musique, quelle situation…?” 
  • j’observe mes comportements :Ai-je tendance à remplir tout vide dans mon agenda ?  à acheter plus que nécessaire ? à éviter tout moment où je pourrais me poser ?” Ou bien “Suis-je plus irritable que d’habitude ? moins tolérant / patient ?” 
  • Quel loup je choisis de nourrir en moi ? Inspirez-vous de cette magnifique légende amérindienne

A la recherche de vos besoins

Derrière toutes ces peurs et colères se cachent vos besoins essentiels. Sentez déjà à cette étape ce qu’il vous manque, quels besoins ne sont pas nourris. 

  • J’essaye de comprendre : “Qu’est-ce qui a été touché si profondément en moi ?” “Pourquoi ce thème est si sensible pour moi ?” “A quoi cela me renvoie-t-il de mon histoire ? Quand est-ce que j’ai déjà connu ça ?” 
  • Si je sens la colère, la révolte en moi, j’identifie “à quoi je veux dire stop / non ?”. 

Pour vous aider à identifier ces besoins, vous pouvez vous appuyer sur la méthodologie de la Communication Non Violente (exemple ici dans cet article “Etes-vous chacal ou girafe ?”) 

Pour aller plus loin je vous suggère le très beau livre d’Isabelle Filliozat : “l’intelligence du coeur. (Isabelle Filliozat a aussi édité un cahier très utile pour accompagner les peurs des enfants : “Mes peurs, amies ou ennemies“)

Actions possibles pour pouvoir avancer 

Sécurité existentielle

Je le redis, c’est avant tout le temps du soin du corps. De la mise en sécurité. De la recherche de votre sécurité intérieure.

  • Si ce n’est pas possible de trouver un lieu où vous vous sentez bien, faites appel à votre imaginaire : laissez venir une image, un souvenir d’un lieu, d’un endroit, de bras qui sont réconfortants pour vous. Et méditez sur ce lieu protégé aussi souvent que nécessaire.
  • Si vous n’arrivez pas à nommer votre peur, à identifier les réponses aux questions précédentes, échangez avec quelqu’un de confiance : un proche, un ami, ou un thérapeute qui pourra vous écouter. Et vous aider à élaborer ce qui se passe pour vous. 
  • Limitez votre exposition aux facteurs stressants déclencheurs : pas plus de quelques minutes par jour de consultations des informations, choix des informations consultées… Voire choix des personnes avec qui vous voulez être en contact : nourrissez vous de vos contacts qui vous font du bien. Protégez-vous temporairement de ceux qui peuvent augmenter votre stress ou colère. Fixez vos limites !
  • Apaisez votre système nerveux de toutes les façons possibles. Pour réguler votre cerveau baigné d’hormone de stress, allez vers les sources de production d’hormones de bien-être. Contemplation et contact avec la Nature, musique douce, un bon bain… Activités méditatives comme le puzzle ou les mandalas… Et le rire ! Le mouvement joyeux comme la danse, le sport… Tout cela va rééquilibrer la chimie interne de votre cerveau.

Sécurité relationnelle

Le sentiment de sécurité passe aussi par la limite que je choisis de poser en moi vis à vis de l’autre perçu comme menaçant. Ou comme plus puissant que moi. Ou comme meilleur que moi ; par exemple je peux être jaloux de ceux qui ont des jardins, qui partent en vacances… ; ou je peux me sentir inférieur voire inutile face aux soignants et autres “héros” de la situation.

Pour lutter contre ces rancœurs et dévalorisations, je peux m’inspirer des Accords Toltèques de Miguel Ruiz :

Les 4 accords Toltèques
  • Que votre parole soit impeccable : “N’utilisez pas la parole contre vous ni pour médire d’autrui.” Une autre façon de dire : ne vous jugez pas. Acceptez avec tendresse les torrents d’émotions qui vous traversent. Et appliquez le célèbre adage “tournez votre langue 7 fois dans votre bouche avant de parler” (ou de tweeter…). S’il peut être tentant de feuler comme le chat et d’exprimer sa rage à coup de pétitions, cela ne renforcera que plus votre colère. Et risque d’attiser celle de l’autre contre qui vous voulez vous battre…
  • N’en faites pas une affaire personnelle : “Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.“. Traduction : prenez soin de votre paranoïa. Exemple : s’il n’y a pas de vaccin/masque/traitement, ce n’est pas qu’on vous veut du mal à vous. C’est blessant, insécurisant, révoltant, oui. Mais cela n’est pas “contre” vous.
  • Ne faites aucune supposition : “Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.” Autrement dit : Intéressez-vous à pourquoi l’autre agit comme il agit. A quels besoins il répond (cf Communication Non Violente), et parlez-lui de vos besoins également. Cherchez le terrain de langage commun.
  • Faites (toujours) de votre mieux : “Votre “mieux” change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger“. Et considérez que l’autre est quelqu’un comme vous, aussi dans son chemin. Et bien entendu, aussi dans sa recherche de “faire de son mieux”. Donc oui, face à l’inconnu, les politiques, médecins, voisins peuvent changer dans leurs paroles, connaissances, comportements. C’est humain.

Décharger sa colère

Non contre vous-même, ni contre l’autre ! Si vraiment la rage est trop forte, trouvez votre chemin d’expression juste. Ecrivez, laissez votre main écrire intuitivement tout ce qui vous agite. Laissez les mots venir (NB : N’envoyez à personne ces révoltes, gardez les pour vous). En les relisant, sentez éventuellement à qui s’adressent ces mots dans votre histoire ? Ne s’adresseraient-ils pas aussi à l’une des figures de votre enfance, qui pourrait expliquer pourquoi vos émotions actuelles sont aussi fortes ? Mettez une musique punchy et chantez à tue-tête (pour faire taire votre tête en furie !). Criez voire tapez dans un coussin. Peignez, les mains dans la peinture. Jetez des cailloux dans l’eau. Sentez à quoi vous dites Non ! Et en disant ces NON / Stop, sentez monter en vous ce que vous tentez de préserver en vous, à quoi vous dites OUI pour vous. C’est le principe du “Non Joyeux” que nous utilisons beaucoup en Analyse Psycho-Organique. Le Non qui permet de contacter et d’affirmer un besoin essentiel pour soi.

Pour conclure, les actions à éviter en cas de peur

  • Attention au réflexe de sucre : s’il apporte immédiatement un apaisement, c’est un leurre. Il fonctionne plus comme un anesthésiant. Comme toute drogue, il va créer une dépendance à la substance pour apporter un shoot de réconfort immédiat qui ne va pourtant pas apaiser en profondeur. Manger, boire, fumer, certes apaise notre zone orale. Car cela répond à notre besoin réflexe de téter face à nos angoisses de bébé. Pour ne pas abîmer votre organisme avec ces substances, prenez donc plutôt votre pouce 😉 Personne ne vous jugera et vous prendrez soin de votre bébé intérieur ! 
  • Gardez en tête que votre cerveau est en priorité sous le contrôle de votre peur et de votre bébé intérieur. Donc gardez-vous de toute prise de décision radicale (démission, séparation, et autres passages à l’actes d’autodestruction ou de destruction de l’autre / d’objets). Ce n’est pas le temps des décisions. Toute décision serait alors réaction à une peur et non un choix serein constructif, aligné avec votre être profond et ses besoins d’évolution. 

J’espère que ce nouvel article vous aura apporté quelques clés pour mieux vous saisir de ce qui vous agite. Et que cela vous aidera à mieux comprendre les réactions différentes des personnes qui vous entourent. Cet article ne saurait être exhaustif bien entendu. L’intention est surtout de remettre de la bienveillance entre tous. Car chaque émotion, chaque comportement a sa raison d’être, et cherche à dire quelque chose

A très bientôt pour la suite du processus, à la rencontre de votre tristesse, dernière étape du processus de deuil, avant la renaissance.

N’hésitez-pas à partager en commentaires vos propres vécus et solutions personnelles pour gérer vos peurs et colères 🙂

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